Dans le cadre de la célébration de la fête des travailleurs, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) a organisé une conférence débat, hier, mardi 4 mai 2021, à la Bourse du Travail de Bamako sur le thème : « L’Insécurité au Mali : Défis, enjeux et perspectives ; l’impact sur la vie du travailleur». Cette conférence débat était animée par Boubacar Sokona, en présence du secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé, de l’ancien ministre, Maouloud Ben Kattra, des militants et sympathisants de l’UNTM et d’autres personnalités. Dans son discours, Yacouba Katilé a réclamé la sécurité des travailleurs et travailleuses. Avant de préciser que l’UNTM s’oppose à l’envoi des fonctionnaires dans les zones de conflits. «Ceux qui réclament le retour de l’administration dans les zones de déguerpissement forcé, semblent être hors des réalités du Mali. Y envoyer de pauvres fonctionnaires, de pauvres agents publics, c’est les condamner à la mort. L’UNTM, dans la situation actuelle s’y oppose », a souligné Yacouba Katilé, secrétaire général de l’UNTM.

En mettant « la Protection des Travailleurs » sous le signe principal du 1er  Mai 2021, Yacouba Katilé a fait savoir que l’UNTM entend communier de façon sincère d’abord : Avec les FAMA, dit-il, confrontés à la débrouillardise stratégique sur les théâtres d’opérations, laissant sur le terrain des morts. « La répétition de cette douloureuse situation nous inquiète et nous exhorte à mener la réflexion pour bien appréhender toute la situation, pour bien savoir ce qui nous reste à dire et à faire pour sauver la patrie et ses valeureux(ses) filles et fils. Ils sont aussi des travailleuses et travailleurs. En tant que tel, leur sort s’inscrit dans des conventions internationales et des lois nationales, qui intéressent notre Centrale au plus haut point », a souligné le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé. Ensuite, il dira que les fonctionnaires civils au Nord et au Centre du pays, dont certains sont morts, ont disparus ou sont pris en otage, voient de jour en jour, de mois en mois, d’année en année leur vie entière péricliter dans la détresse. «Le seul fait d’abandonner le poste d’affectation souvent à pied, à la nage pour un coin de terre de paix et de sécurité pour la vie, les plonge dans des difficultés indescriptibles, surtout quand, dans le désarroi, leurs familles se dispersent, leurs enfants abandonnés à eux-mêmes. L’absence de perspectives d’une fin de ce calvaire nous pousse à nous pencher sur leur douloureuse infortune », a-t-il dit. Enfin, Katilé précise que les travailleuses et travailleurs du monde rural, singulièrement les agriculteurs, les éleveurs, les pêcheurs se trouvent dans un tel déclassement social, que tout espoir d’un développement endogène véritable est illusoire. «Mais quand, assiégés dans leurs villages, ils ne peuvent plus pratiquer leur travail pour vivre, nous nous trouvons dans un drame d’un autre siècle. Bref, sécuriser et protéger les travailleuses et travailleurs constituent des aspects importants de l’intégrité du pays. Le droit à la vie, à l’existence, au respect de l’être physique et moral de chacun. A défaut de résultats tangibles, ceux qui réclament le retour de l’administration dans les zones de déguerpissement forcé, semblent être hors des réalités du Mali. Y envoyer de pauvres fonctionnaires, de pauvres agents publics, c’est les condamner à la mort. L’UNTM, dans la situation actuelle s’y oppose », a martelé Yacouba Katilé. Par ailleurs, il a félicité les travailleuses et travailleurs de l’EDM-SA (Energie du Mali) qui ont dénoncé publiquement la situation de recul de leur entreprise. Après les mots introductifs du secrétaire général de l’UNTM, le conférencier, Boubacar Sokona, a développé le thème : « L’Insécurité au Mali : Défis, enjeux et perspectives ; l’impact sur la vie du travailleur». Le conférencier, Boubacar SOKONA, a évoqué les causes et les conséquences de l’insécurité au Mali. Selon lui, il faut 50 000 policiers pour sécuriser les Maliens. « On a un problème d’effectif », a-t-il dit. En outre, le conférencier a mis l’accent sur la justice. « Sans sécurité pas d’activité ni de développement. Plusieurs travailleurs ont été obligés d’abandonner leur poste du fait de l’insécurité. Il y a une rupture de confiance entre les forces de défense et de sécurité et la population », a-t-il indiqué. Enfin, il a invité les uns et les autres à jouer leur rôle pour la sécurité au Mali.

A.S

SourceLerepublicainmali

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